Le tissu urbain de Prato tire sa singularité de son extrême régularité. Du cœur historique aux périphéries industrielles et agricoles, sa grille orthogonale héritée du cardo/decumanus s’est profondément ancrée dans le paysage. Afin de retrouver la mesure de cette trame, les trois hectares libérés au cœur des remparts présentent une composition végétale et minérale élaborée à partir de l’interprétation plastique d’une cartographie singulière : les vues aériennes de Prato. Les rythme et motif qui organisent la matière de la ville deviennent la matrice pour imaginer le paysage possible d’un parc. Ce processus graphique aboutit à l’agencement géométrique de surfaces minérales et plantées, rigoureusement délimitées par des haies sculpturales. Le parc est dominé par une haute strate arborée (les plantations libres viennent s’ajouter aux sujets conservés). Son dessin évoque tout autant les tracés de Prato que ceux des jardins italiens de la Renaissance, réglés par les perspectives, les treilles et les charmilles. Dans un langage contemporain et abstrait sont réinterprétés les grands principes de composition classique. Les éléments - le végétal, le minéral et l’eau – dialoguent ici pour créer des espaces architecturés qui abritent des éléments artistiques.
Comune di Prato
MDP Michel Desvigne Paysagiste (mandataire) / OBR / Intertecno
3,3 ha