La commune d’Issoudun a préempté un ensemble de petites parcelles inondables, le long de la Théols en centre-ville, dans le but de le transformer en parc public. Le dessin du parcellaire est médiéval. Afin de respecter l’histoire de cette terre horticole, un processus de substitution des traces existantes est imaginé. Tout reste en place mais change de nature. Ainsi, des haies remplacent les clôtures, des parterres de fleurs succèdent aux planches des potagers abandonnés, des vergers ornementaux et des prairies fleuries remplacent les friches. Le sol, quant à lui, reste intact. Très vite les usagers trouvent leurs repères dans ce parc où tout est à la fois nouveau et familier. Dans ce travail de transformation des traces par le dessin, il s’agit bien d’architecture. Les jardins, prototypes et laboratoires, deviennent les lieux de la mise à l’épreuve du « langage paysager » transposé. Ce dernier pourra être ensuite déployé sur un territoire plus vaste.
Ville d’Issoudun
MDP Michel Desvigne Paysagiste, associé à Christine Dalnoky / E2CA BET, Economiste
2,3 ha